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Le Squadron de Chasse


Combattre les bombardiers (2)

Dans le courant de la guerre

Lors des premières épreuves au feu, on se rendit vite compte des difficultés à mener à bien une attaque dans les règles.  La séquence d'attaque, possible à l'entraînement sur une manche à air évoluant sans variation de trajectoire, devenait très vite difficile contre un véritable bombardier, pouvant enchaîner larges esquives,  semi-piqués, voire rivaliser de vitesse avec les Hurricane! 

D'autre part, les bombardiers ripostaient par un feu défensif efficace. La faiblesse du calibre .303", nécessitant un temps de tir assez long,  combinée à l'absence de protection du moteur en ligne et des réservoirs, amenaient un danger constant d'incendie. C'est ainsi que, durant la Campagne de France,  la BEF perdit plus de Hurricane du feu défensif des bombardiers que par le tir des Messerschmitt.  Plusieurs pilotes se distinguèrent par leur adresse répétée a se poser en catastrophe, hélice en croix ou circuit hydraulique crevé. 

Au-dessus des Ardennes et des Flandres, on adopta rapidement les angles d'approche plus ouverts; le tir, qui se faisait en forte déflexion,  notamment par des attaques 3/4 arrière et  par le dessus, avec un court piqué.  En mai les premières attaques frontales sont effectuées, les Hurricane disparaissant sous les bombardiers après le croisement, cette méthode empêchant par ailleurs l'escorte de chasse de s'intercaler. 

Il fallait attendre une année - loin après la Bataille d'Angleterre - pour voir arriver l'amélioration la plus efficace: l'emport standard des canons Hispano de 20 mm à partir des Spitfire Mk.II et Hurricane Mk.II.  Puissance destructrice, cadence de tir et précision se retrouvaient dans le HS MkII , en faisant un redoutable armement anti bombardiers. 

La protection des Ju 88 et He 111 ne s'était pas singulièrement améliorée entre temps, tandis que le moteur en ligne des chasseurs restait sensible aux moindres impacts de petit calibre. Les attaques frontales augmentèrent, pratiquement imparables. 

Avec la structuration du squadron par paires, on se concentra sur les attaques en tenaille, chaque ailier (ou chaque paire pour une section entière) attaquant simultanément depuis les flancs. 

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L'après M1938 en simulation

La présence d'une escorte aux bombardiers est plus règle qu'exception.  Comme l'attaque des bombardiers risque ainsi de se réduire à une unique tentative, mieux vaut se préparer à la réussir... 

 

L'Attaque frontale contre une formation de bombardiers

Bien entreprise, une attaque frontale en groupe peut se révéler destructrice. Au contraire, improvisée et sans réelle coordination, elle entraîne de faibles résultats pour un risque constant de collision.  


Plusieurs facteurs augmentent les chances de coups au but: une stabilisation suffisante des chasseurs avant le tir, une bonne estimation du déplacement des cibles, et un tir par plusieurs avions dans la même passe.  Les ailes type "a" entraînent peu de résultats, le canon de 20 mm est plus que recommandé dans ce genre d'action. 

Vous devez au départ bénéficier d'une distance minimum entre vous et les bombardiers (de l'ordre de 2-3 km) ainsi que d'être placé favorablement. Dans le cas contraire, gardez votre altitude et préparez une attaque classique.

Une fois l'attaque frontale décidée, il vous faut déterminer la trajectoire des bombardiers.



  Conseil dans le jeu: Utilisez le zoom "vue viseur" pour distinguer à l'avance la direction des bombardiers.




Amenez maintenant votre section sur la trajectoire estimée.




Le chef de section veillera à espacer latéralement ses ailiers pour permettre des tirs multiples dans la même passe.  Faire relâcher la formation avant une passe frontale risque néanmoins de faire perdre sa cohésion. Un bon compromis est de "relâcher" l'ailier n°3, les 2 et 4 ne participant - en principe - pas au tir.   

Le leader veillera impérativement à désigner les cibles à chacun avant d 'indiquer clairement la direction (gauche ou droite) de dégagement




Face à une formation de bombardiers: Le choix des cibles doit inclure le bombardier de tête, ou tout appareil ayant fonction de guide (position avancée, marquages spécifiques...).

S'il s'attend à être coiffé par l'escorte à la sortie de la passe, la meilleure solution est d'attendre à l'issue du tir de croiser les bandits, puis de piquer "au plancher"  (large Split-S par exemple). 

Attaques classiques, attaque croisée

Dans la majorité des rencontres, vous aurez à entreprendre des attaques arrières et 3/4 arrières.  Vous allez y affronter la plus grande concentration de feu défensif. 

Vos canons suffisent à descendre un Junkers en quelques obus. Quelques balles de leurs mitrailleuses légères suffisent aussi à vous avoir. Organisez donc des attaques simultanées pour saturer les défenses. 


Individuellement,  vous devez déjà être en mesure de toucher une cible évoluant peu, en légère déflexion. 

                  




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