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Le Squadron de Chasse



Evolution des Formations (3)

Période Bataille d'Angleterre...

Le commandement de la chasse considérait comme acquis le fait que les bombardiers ennemis qui attaqueraient les objectifs en Grandes Bretagne ne seraient pas accompagnés d’avions de chasse en escorte. L’obstacle principal des premiers mois de la guerre fut la géographie pour ce faire une idée d’un affrontement face à face avec les chasseurs ennemis. Même avec « la bataille de France » les  conclusions n’étaient pas définies. 

Soudain, au début de l’été 1940, le commandement de la chasse se heurta à une situation totalement nouvelle. Dans le Nord de la France, la puissante aviation de chasse de la Luftwaffe commença à être transférée vers des pistes d’atterrissages depuis lesquelles elle avait la possibilité de survoler le Sud – Est de l’Angleterre. A partie de cet instant, les formations de bombardiers avec escorte constituèrent la règle que l’exception- les avions de chasse de la RAF ne pouvaient éviter le choc avec leurs homologues allemands s’ils tentaient d’intercepter les bombardiers.

En France, durant la période immédiatement antérieure à la bataille d’Angleterre, les unités de chasse de la RAF furent fréquemment battues par des effectifs allemands inférieurs. Une fois découverte cette vulnérabilité, il ne restait pas de temps pour une révision à fond de la tactique, avec la bataille d’Angleterre sur le point de commencer. La parole au Plt Off Bod Oxspring voici le récit qu’il en fait :

«  Nous savions que notre tactique comportait beaucoup d’erreurs, mais il ne restait pas de temps pour modifier tout ce que nous mis en place. Nous n’avions pas le temps de faire des essais alors que nous entrions en combat trois ou quatre fois par jour. De plus, on nous envoyait des pilotes de renfort directement des écoles de vol, à peine entraîner dans le maniement de l’ancien modèle de formation – tout simplement, ils n’auraient pas pu s’adapter à quelque chose de si radicalement différent. »

Le recours de la formation consista à se rendre plus ouverte, et il fut permis aux pilotes de chercher l’ennemi au lieu de se concentrer sur le maintien de leur poste en formation. De même, une section ou une paire d’avions volait en suivant une route sinueuse à environ 1000 pieds au – dessus et en queue de formation, afin d’éviter une attaque surprise de l’arrière. Les Vics étaient élargis pour permettre en desserrant la formation, aux ailiers de rechercher aussi l’ennemi…








Ces mesures améliorèrent fortement la possibilité de recherches et d’appui mutuel de la formation, bien quelles ne pussent changer sa capacité à virer rapidement sans perdre sa cohésion. Reste que les Anglais avec l’aide de notamment de Malan « Sailor » retenu les leçons de la formation Luftwaffe avec les fameux trois critères d’efficacité d’une formation de chasse ils ne furent pas les seuls à prendre le même chemin pour les même raisons.


... et après.

Après la Bataille d'Angleterre, le déclin rapide des opérations aériennes permit au commandement de la chasse de retirer les escadrons de la zone de combat pour qu'ils pussent se reposer et récupérer et qu'on puisse se livrer à leur reconstitution et à leur instruction. La majeure partie des unités employait alors la formation tactique déjà décrite, bien que certains chefs eussent appliqué quelques petites variantes de leur invention. 

Pendant ce temps, le chef du Sqn 74, le Commandement "Sailor" Malan réfléchit à un nouveau type de formation tactique. Au lieu de diviser l'escadrille de 12 avions en quatre sections de trois appareils, il la divisa en trois sections de quatre. 





Cela constitua une différence importante car, si la formation se dispersait, ses quatre sections se divisaient facilement en deux éléments de combat, de deux avions chacun, lesquels opéraient comme la rotte des allemands. Malan pensait, à juste titre, que dans une unité combattante de trois avions, l'un d'eux était de trop, tandis qu'un avion de chasse isolé dans la zone de combat était une proie facile. Dans la nouvelle formation de Malan, les trois chefs d'escadrille volaient en formant un "V" très ouvert, avec le reste de leurs sections alignées en queue. 

La formation de Malan était très supérieure à celle employée auparavant par le commandement de la chasse, si l'on se réfère aux trois critères d'efficacité d'une formation de chasse maniabilité avec cohésion, couverture des angles morts et appui mutuel. La formation ouverte avec alignement en queue permettait un vol facile et la possibilité pour les pilotes de consacrer leur temps à localiser l'ennemi et à couvrir leurs angles morts mutuels. On reconnut rapidement la valeur de la nouvelle formation et lorsque l'on passa aux opérations offensives en 1941, cette formation devint la formation standard de combat.

La formation préconisée par Malan est standardisée début 41 seulement en école RAF, mais ce n'est encore qu'une formation intermédiaire par rapport au 'fours line abreast' qui est adopté début 42. 




Début 1942, la formation ‘Fours line abreast’ se généralise, équivalente au Schwarm
allemand. C’est un Squadron à 3 Sections : Red pour le leader, White et Blue.
Chaque appareil est espacé à 80-100m de son leader, les deux Sections en retrait sont à 500-700m de celle du Squadron Leader.




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