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Organisation des communications
Pour les communications par radio, la Luftwaffe a utilisé un langage codifié
permettant de décrire en peu de mots, la situation, l'environnement, ...
rencontrés au cours du vol.
Toutefois, il est difficile de comprendre le bon fonctionnement de la procédure
radio si l'on n'a pas compris le vol collectif à l'échelle d'une escadrille. Une escadrille
a des articulations tactiques mettant en oeuvre des dispositifs adaptés à toutes les
circonstances et situations. La communication, pour faire les liens entre ces
éléments, et très importante. En effet, il serait très difficile de parler d'une organisation
tactique sans une procédure qui respecte les principes de base.
Le STAFFELKAPITÄN, celui qui commande la Staffel
et donc la mission, a toute autorité sur le canal général. Ses ordres ne
doivent en aucun cas être brouillés par les bavardages des autres pilotes
et des chefs de Schwarm car cela peut influer sur le temps de réaction
du Staffel et avoir des conséquences tragiques sur la suite des
événements
Les premiers relais sont les chefs de Schwarm, pour une première
articulation tactique. Ces même responsables de Schwarm doivent lui
rendre compte de chaque changement de situation ou de prise d'initiative
le plus clairement possible. Pour le Staffelkapitän, les ordres
doivent être clairs et donner tous les éléments concernant le vol de la
formation. De plus, il doit donner ses ordres tactiques le plus rapidement
possible avec des ordres brefs, limpides et en gardant son calme lors de
l'action ou d'un danger imminent. Il est donc impératif de ne pas polluer
la fréquence radio pour raconter ses "propres exploits"...
Le SCHWARMFUHRER, celui qui commande un Schwarm,
a sous sa responsabilité trois pilotes (sa Rotte ainsi qu'une autre).
Il doit rendre compte de sa position dans le dispositif et du suivi des ordres
dès réception des donnés tactiques du Staffelkapitän. Il est le premier
relais entre les pilotes du Schwarm et le chef de groupe. C'est à lui
de donner, avec demande de réception, les ordres ("Viktor!") à ses
Rottenführer. Il est aussi l'un des premiers candidats à remplacer
le chef de dispositif si celui-ci était mis hors de combat. Il doit commander
et dispatcher ses Rotten selon la situation et la tactique établie
en fonction de la situation et de l'objectif convenu.
Le ROTTENFUHRER, celui qui commande la paire
(Rotte), dépend du chef de Schwarm. Il est lui aussi un des
modules tactiques de l'escadrille. C'est, en particulier pendant le combat,
qu'il prend toute son importance. Il faut toutefois rappeler ici qu'en cas
de danger, la "hiérarchie" des communications peut être bousculée. Ainsi,
un ailier, s'il voit un ennemi très proche de la formation, ne va perdre du
temps à passer par son chef de Rotte, ce dernier par son
Schwarmführer, etc... jusqu'au Staffelkapitän. L'ailier
informe directement tout le groupe. La discipline radio n'est pas synonyme
de stupidité.
Le Rottenführer informe la formation du placement de la
Rotte et en combat, de l'évolution de celui-ci. Dans le cadre tactique
de la Rotte il fait le lien avec son ailier pour le tenir
au courant du sens du combat, de ses initiatives.
Le ROTTENFLIEGER, celui qui ne commande rien mais
dont le rôle est très important. En réalité, il a les yeux sur beaucoup de
choses et, de par sa position, doit communiquer beaucoup de renseignements.
Il communique sa position dans la formation, mais il est avant tout la
sentinelle de la Rotte avec un oeil devant l'autre derrière,
entraînant de ce fait un rapport constant avec son chef de paire.
Il doit être aussi clair que possible, lors d'un danger imminent, avec,
en plus, une rapidité d'analyse. Le combat peut reposer, souvent, sur sa
faculté à voir le danger et à le communiquer le plus rapidement possible.
A ne pas oublier, lorsqu'on est ailier, d'accuser réception
("Viktor!") pour ne laisser aucun doute quant à la compréhension
des ordres. Le bon fonctionnement de la procédure radio passe par là,
du Staffelkapitän jusqu'au Rottenflieger. La procédure radio
est un des liens majeurs pour le vol collectif et pour la mise en place des
articulations et des modules de combat. A partir de là, il est possible de
donner des solutions tactiques à une échelle du vol d'escadrille.
L'imbrication entre l'organisation du dispositif et des communications est
schématisé sur la figure suivante:
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