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ITALIE 43
Husky, le débarquement en Sicile
Chute de Mussolini et fin de
campagne laborieuse
Le 25, Montgomery, toujours bloqué
devant Catane et la ligne de l’Etna, demande à Patton de
marcher vers l’est pour tourner la ligne de l’Etna et prendre
Messine. Patton, dont les relations avec Montgomery sont plus que
houleuses, en croit à peine ses oreille et pense même que
"Monty" lui réserve un "coup
fourré". Il marche néanmoins sur Messine en
poussant ses unités dans une "course"
(qu’il imagine) avec les Britanniques.
La résistance Allemande et
la nature très difficile du terrain compliquent l’avance. Les Allemands, qui ont commencés
l’évacuation de l’île, ne reculent que pieds à pieds. La Luftwaffe n’intervient plus
qu’épisodiquement sur la flotte et la jagdwaffe, en pleine
réorganisation, suite à sa retraite de Sicile, concentre ses
efforts sur la couverture des transports aériens ou celle du
détroit de Messine.
Coté Alliés, si la NATAF
et la RAF Malte appuient massivement les troupes aux sols, la NASAF
lance ses bombardiers sur les terrains de Calabre et de Naples. Par
contre, les péniches assurant l’évacuation de Sicile,
malgré plusieurs attaques aériennes, ne subiront que de
très légères pertes (1 marin tué).
La grande nouvelle de la fin de
campagne est la chute et l’arrestation de Mussolini. En effet, le
24, le Grand Conseil Fasciste vote une motion de défiance à
son égard. Le lendemain, le Roi le somme de démissionner.
Il est finalement arrêté à la sortie de
l’entrevue.
Fatigué des défaites,
considérant que le Duce a mené l’Italie au désastre
et l’a mis sous la coupe de l’Allemagne, le peuple Italien avait
fini par haïr ce "Chef". L’annonce
de son arrestation est accueillie favorablement. Le Maréchal
Badoglio, nommé chef du gouvernement, n’en affirme pas moins
que la guerre continue au coté de l’allié Allemand
tandis que dans le même temps il entre en contact avec les
Anglo-saxons pour négocier une sortie de guerre de l’Italie.
Hitler, très méfiant et inquiet pour ses troupes,
envisage d’évacuer tout le sud de la péninsule mais
Kesselring, convaincu de la sincérité de Badoglio,
arrive à le persuader qu’une résistance au sud de
l’Italie est possible.
Pendant ce temps, en Sicile, la
bataille s’éternise. Le 6 août, Catane tombe enfin
pendant qu’au nord les Américains progressent grâce à
de petits débarquements qui tournent les défenses
allemandes. L’un de ces débarquements, le 11, frise même
la catastrophe. Un bataillon Américain, accompagné de
quelques chars, débarque prés de Brolo mais se fait
immédiatement encercler et contre attaquer alors que les
forces principales sont bloquées a trois kilomètres.
Grâce au soutien de la flotte, la petite tête de pont
tient, mais les pertes sont sévères. En cette occasion,
les allemands du SKG 10 perdent pas moins de 7 avions sur 8 engagés
contre la tête de pont et la flotte de couverture.
Le 16, ce sont les britanniques qui
tournent les positions Allemandes par un petit débarquement.
Pourtant rien n’y fait: les forces de
l’axe reculent en bon ordre pendant que le matériel lourd
est évacué par air et par mer depuis Messine sous la
couverture du peu de chasse disponible et d’une nombreuse et
puissante flak placée des deux coté du détroit.
Prés de 25 000 hommes, plus de 5 000 véhicules et
une cinquantaine de chars se sont échappés (sans
compter les Italiens).
Finalement, le 17 août, les
américains entre dans Messine abandonnée, suivi de près
par les britanniques. La campagne de Sicile est terminée.
 
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