Retour à l'acceuil du site... Escadrilles II/JG51 et No.74Sqdn... Campagnes du II/JG51 et du No.74Sqdn... Evénementiels, crédits, liens vers sites... Accès aux rubriques de l'Académie... Accès aux téléchargements...


ITALIE 43


Husky, le débarquement en Sicile


Chute de Mussolini et fin de campagne laborieuse

Le 25, Montgomery, toujours bloqué devant Catane et la ligne de l’Etna, demande à Patton de marcher vers l’est pour tourner la ligne de l’Etna et prendre Messine. Patton, dont les relations avec Montgomery sont plus que houleuses, en croit à peine ses oreille et pense même que "Monty" lui réserve un "coup fourré". Il marche néanmoins sur Messine en poussant ses unités dans une "course" (qu’il imagine) avec les Britanniques.

La résistance Allemande et la nature très difficile du terrain compliquent l’avance. Les Allemands, qui ont commencés l’évacuation de l’île, ne reculent que pieds à pieds. La Luftwaffe n’intervient plus qu’épisodiquement sur la flotte et la jagdwaffe, en pleine réorganisation, suite à sa retraite de Sicile, concentre ses efforts sur la couverture des transports aériens ou celle du détroit de Messine.

Coté Alliés, si la NATAF et la RAF Malte appuient massivement les troupes aux sols, la NASAF lance ses bombardiers sur les terrains de Calabre et de Naples. Par contre, les péniches assurant l’évacuation de Sicile, malgré plusieurs attaques aériennes, ne subiront que de très légères pertes (1 marin tué).

La grande nouvelle de la fin de campagne est la chute et l’arrestation de Mussolini. En effet, le 24, le Grand Conseil Fasciste vote une motion de défiance à son égard. Le lendemain, le Roi le somme de démissionner. Il est finalement arrêté à la sortie de l’entrevue. 

Fatigué des défaites, considérant que le Duce a mené l’Italie au désastre et l’a mis sous la coupe de l’Allemagne, le peuple Italien avait fini par haïr ce "Chef". L’annonce de son arrestation est accueillie favorablement. Le Maréchal Badoglio, nommé chef du gouvernement, n’en affirme pas moins que la guerre continue au coté de l’allié Allemand tandis que dans le même temps il entre en contact avec les Anglo-saxons pour négocier une sortie de guerre de l’Italie. Hitler, très méfiant et inquiet pour ses troupes, envisage d’évacuer tout le sud de la péninsule mais Kesselring, convaincu de la sincérité de Badoglio, arrive à le persuader qu’une résistance au sud de l’Italie est possible.

Pendant ce temps, en Sicile, la bataille s’éternise. Le 6 août, Catane tombe enfin pendant qu’au nord les Américains progressent grâce à de petits débarquements qui tournent les défenses allemandes. L’un de ces débarquements, le 11, frise même la catastrophe. Un bataillon Américain, accompagné de quelques chars, débarque prés de Brolo mais se fait immédiatement encercler et contre attaquer alors que les forces principales sont bloquées a trois kilomètres. Grâce au soutien de la flotte, la petite tête de pont tient, mais les pertes sont sévères. En cette occasion, les allemands du SKG 10 perdent pas moins de 7 avions sur 8 engagés contre la tête de pont et la flotte de couverture.

Le 16, ce sont les britanniques qui tournent les positions Allemandes par un petit débarquement.

Pourtant  rien n’y fait: les forces de l’axe reculent en bon ordre pendant que le matériel lourd est évacué par air et par mer depuis Messine sous la couverture du peu de chasse disponible et d’une nombreuse et puissante flak placée des deux coté du détroit. Prés de 25 000 hommes, plus de 5 000 véhicules et une cinquantaine de chars se sont échappés (sans compter les Italiens).

Finalement, le 17 août, les américains entre dans Messine abandonnée, suivi de près par les britanniques. La campagne de Sicile est terminée.




Site optimisé 1024x768 © II/JG51 Webmaster